Sujet technique
Le seuil surbaissé
Vingt centimètres de chêne au pied du portillon : c'est l'obstacle le plus banal et le plus handicapant d'un immeuble parisien. Il se supprime.




Le portillon d'une porte cochère est percé dans un grand vantail. Sa traverse basse — la pièce horizontale qui ferme le bas du vantail — a souvent quatorze à vingt centimètres de haut. On enjambe. Une poussette bascule, un chariot accroche, un fauteuil ne passe pas.
Le seuil surbaissé consiste à remplacer cette traverse basse en chêne par une lame d'acier de quinze millimètres. La résistance du vantail est conservée, mais le seuil tombe à quelques millimètres. Le portillon est modifié en conséquence pour s'adapter à la nouvelle configuration du grand vantail.

Ce que cela suppose
L'opération se fait en atelier, vantail déposé. Elle touche à la structure du vantail : il faut reprendre l'équerre basse, ajuster les ferrures et vérifier que l'étanchéité au pied reste assurée.
Le résultat est discret. Vu de la rue, rien ne change : la porte garde son dessin, seul le pied du portillon est devenu franchissable.

Deux chantiers
Au 19 rue des Feuillantines, la traverse basse en chêne de quatorze centimètres a été remplacée par une lame d'acier de quinze millimètres. Au 68 rue de la Chaussée-d’Antin, devant une école accueillant des enfants en situation de handicap, le seuil du portillon est passé de vingt centimètres à cinq.
Au 22 rue des Pavillons, la demande venait de la copropriété elle-même : faciliter le passage des poussettes et des personnes âgées.

Photographies de l'atelier
Seuils surbaissés posés par l'atelier










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